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Ben Dhiman : De la grande itinérance US aux cimes pyrénéennes, l’ascension d’un ovni de l’ultra-trail

Des forêts d’Amérique du Nord aux crêtes escarpées de Bigorre, une silhouette singulière bouscule la hiérarchie mondiale de l’endurance. Selon le portrait exclusif réalisé par Julien Gilleron pour Alpine Mag, l’Américain Ben Dhiman s’impose désormais comme une figure incontournable des épreuves XXL, incarnant une approche brute et montagnarde de la course en sentier.

Avant d’enchaîner les performances majeures — 3e place mémorable sur la Diagonale des Fous ou sprint d’anthologie face à Jonathan Albon lors des Templiers —, le coureur a d’abord forgé sa résistance sur les géants du thru-hiking américain. Dès la vingtaine, il boucle consécutivement l’Appalachian Trail (3 500 km) et le Continental Divide Trail (5 000 km), avant de traverser l’Himalaya en 42 jours. Une école de l’autonomie et de la rusticité qui illustre parfaitement ce qu’exige une véritable odyssée mentale et physique en ultra-trail.

Désormais établi dans les Hautes-Pyrénées, Ben Dhiman a trouvé dans le relief pyrénéen le terrain d’entraînement parfait pour affiner ses qualités de descendeur et sa gestion des forts dénivelés techniques. Loin des protocoles aseptisés sur piste, sa préparation s’appuie sur une immersion totale en altitude et un volume d’effort colossal qui lui permettent de faire la différence sur les courses les plus exigeantes du calendrier international.

Le Regard de L’ALPIN

Le parcours de Ben Dhiman illustre une mutation stratégique en ultra-endurance : l’école du trek longue distance s’avère souvent supérieure à la vitesse pure issue de l’athlétisme. En accumulant des milliers d’heures de marche rapide et de gestion en autonomie sur les grands sentiers nord-américains, ces athlètes développent une résistance biomécanique hors normes et une tolérance mentale inégalée à la privation de sommeil. En s’installant dans les Pyrénées, Dhiman a ajouté la technicité alpine à ce moteur inépuisable.

Pensez-vous que la culture de la longue itinérance sauvage va définitivement supplanter les méthodes d’entraînement traditionnelles sur les ultra-trails alpins ?

Consulter la source originale (Julien Gilleron)