Pourquoi le style « Après-Ski » des années 70 revient en force (et c’est tant mieux).

Regardez les dernières collections de Fusalp, Moncler — découvrez d’ailleurs comment la marque est passée de l’usine au luxe absolu — ou même The North Face. Quelque chose vous rappelle les albums photo de vos parents ? C’est normal.

Les années 70 et 80 furent l’âge d’or de l’esthétique alpine, une époque mythique où s’illustrait le monoski et dont nous décryptons le retour en force spectaculaire. C’était l’époque où le ski était synonyme d’élégance décontractée, de pulls en laine vierge et de lunettes « glacier » en cuir, un style indissociable du tournant esthétique des JO de Grenoble 1968. On ne cherchait pas l’aérodynamisme à tout prix, on cherchait le style, ce qui explique pourquoi l’héritage du ski vintage continue de nous fasciner aujourd’hui, malgré les drames passés comme celui de Val d’Isère en 1970.

Le retour du « Beau Geste » : Aujourd’hui, saturés par les vêtements techniques fluo en Gore-Tex (malgré l’excellence technique du Gore-Tex Pro), nous cherchons un retour aux matières nobles. La laine revient. Le cuir revient. La coupe ajustée (« fuseau ») revient, bouclant la boucle du fuseau en laine à la membrane moderne.

Ce n’est pas juste de la mode. C’est une envie de ralentir, une démarche qui invite aussi à réfléchir sur comment en finir avec le tout-ski pour une approche plus durable. De retrouver l’esprit du « Bar de l’hôtel » après la piste, une ambiance que l’on savoure à Annecy en hiver, plutôt que la performance pure, en redécouvrant les origines et l’invention de l’après-ski. L’Héritage alpin, c’est cette capacité à être élégant, même par -10°C, en cultivant par exemple l’art du ski avant 9h aux Arcs, loin du débat sur la perte de l’élégance entre 1960 et 2025.