L’Anti-Usine : 3 stations villages où le ski n’est qu’un prétexte
Vous saturez du béton et des files d’attente ? Voici notre sélection de refuges où l’architecture, la gastronomie et le silence comptent autant que la glisse.
C’est une petite musique qui monte. On aime la neige, on aime l’altitude, mais on ne supporte plus « l’industrie ». Les barres d’immeubles des années 70, la musique tonitruante sur les pistes et la course à la rentabilité nous fatiguent.
L’équipe de L’ALPIN a sélectionné pour vous trois « camps de base » qui ont gardé leur âme. Trois villages qui vivaient avant le ski, et qui vivront après. Là-bas, on ne consomme pas la montagne, on l’habite.
1. BEAUFORT (Savoie) : Le goût avant la glisse
Oubliez les stations dortoirs. Beaufort est un bourg qui vit à l’année, rythmé par la fabrication de son célèbre fromage. Ici, les chalets sont accrochés à la pente par nécessité agricole, pas pour le tourisme.
- Pourquoi on y va : Pour l’architecture préservée et l’ambiance « terroir » brute.
- L’expérience L’ALPIN : Le ski de fond sur le plateau du Marcôt le matin, et la visite des caves de la Coopérative l’après-midi. C’est l’une des rares destinations où la gastronomie est le véritable sport national.

2. PRALOGNAN-LA-VANOISE : Le bout du monde
C’est un cul-de-sac, et c’est pour ça qu’on l’aime. Coincé au fond de la vallée, au pied des glaciers de la Vanoise, « Pralo » est la capitale historique de l’alpinisme. Pas de bling-bling ici (pourtant Courchevel est juste derrière la crête), mais une ambiance de haute montagne, austère et majestueuse.
- Pourquoi on y va : Pour se sentir tout petit face à la Grande Casse (3855m).
- L’expérience L’ALPIN : Le curling. Oui, le curling. La patinoire olympique est une institution locale. Le soir, on marche dans les ruelles étroites où l’odeur du feu de bois remplace celle du diesel.
3. LE MONÊTIER-LES-BAINS (Serre-Chevalier) : L’eau et le mélèze
C’est le village le plus haut et le plus calme de la vallée de Serre-Chevalier. Ici, le soleil des Alpes du Sud change la lumière et l’humeur. On est loin de l’agitation de Briançon ou de Villeneuve.
- Pourquoi on y va : Pour l’eau chaude naturelle qui jaillit du sol.
- L’expérience L’ALPIN : Les Grands Bains. Se baigner dans une eau à 44°C en extérieur, entouré de neige, avec vue sur le glacier du Casset. C’est l’argument ultime pour convaincre ceux qui ne veulent pas chausser les skis : la récupération commence avant même l’effort.

Le Conseil de la Rédaction : Dans ces villages, le temps s’écoule différemment. Ne cherchez pas à rentabiliser votre forfait à la minute. Prenez un livre, marchez, regardez. C’est ça, le nouveau luxe.
