Skieur freeride effectuant un virage dans une poudreuse profonde, soulevant une grande gerbe de neige, soleil en arrière-plan.

Débuter le Freeride : Le mode d’emploi pour ne plus jamais rester sur la piste

Vous rêvez de champs de poudreuse vierge mais vous ne savez pas par où commencer ? Oubliez l’improvisation. Le Freeride est une science qui demande le bon matériel, la bonne tenue et surtout, la bonne attitude

Le Freeride, c’est la promesse ultime : la liberté, les copains et l’adrénaline. Mais dès que vous sortez des jalons (à plus de 5 mètres d’une piste balisée), vous entrez dans le domaine de la montagne sauvage. Elle ne pardonne pas l’à-peu-près. Pas besoin d’être né avec des skis aux pieds pour s’y mettre, mais il y a des règles d’or à respecter pour activer le mode « 4×4 ». Voici le guide complet pour votre première saison dans la « peuf ».

1. La Sécurité : La Sainte Trinité (Non négociable)

Avant même de parler de skis, parlons survie. Sortir sans équipement de sécurité est irresponsable pour vous et pour les autres. Vous devez posséder le triptyque sacré :

  • DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanche) : Pour être localisé ou localiser.
  • Pelle : Pour dégager la neige (qui devient dure comme du béton à l’arrêt).
  • Sonde : Pour localiser précisément la victime sous la neige.

Le point crucial : Avoir le matériel ne suffit pas. Il faut savoir s’en servir. Comme le rappelle l’ANENA, les secours ne se téléportent pas. En cas d’avalanche, c’est vous et vos amis qui jouez les premières minutes vitales. Formez-vous (via des organismes comme Évolution 2) et entraînez-vous à blanc.

2. Les Skis : Lâchez vos « allumettes »

Pour flotter en poudreuse, il faut de la surface.

  • La Largeur (au patin) : C’est la largeur sous la chaussure.
    • 95-105 mm : Idéal pour débuter. C’est polyvalent (piste/hors-piste).
    • 105-120 mm : Pour les jours de grosse poudreuse (Freeride engagé).
    • > 120 mm : Pour le Canada ou le Japon (trop exclusif pour débuter).
  • Le Rocker : C’est la courbure relevée à l’avant du ski. Plus il est long, plus le ski « déjauge » (remonte à la surface) tout seul. C’est l’arme anti-cuisses qui brûlent.
  • La Taille : Prenez des skis à votre taille ou un peu plus grands (entre le menton et le sommet de la tête minimum).

3. Le Textile : La règle des 3 couches

Le Freeride est un sport actif. On marche, on traverse, on transpire, puis on a froid sur le télésiège. L’ennemi mortel, c’est le Coton. Il boit la sueur et vous glace. Adoptez le système « Oignon » :

  1. Base Layer (Seconde peau) : Synthétique ou Mérinos pour évacuer l’eau.
  2. Mid Layer (Isolation) : Polaire ou doudoune fine pour la chaleur.
  3. Shell (Protection) : La veste imperméable et respirante (Gore-Tex ou équivalent). Visez une étanchéité de 20 000 mm (ou 10 000 min) pour rester au sec quand vous tomberez dans la poudreuse.

4. Le Jour J : Stratégie de groupe

Le Freeride ne se pratique jamais seul. Le groupe est votre assurance-vie.

  • L’humilité : Commencez par les « bords de piste » ou les pentes faibles (< 30° d’inclinaison) pour tester la neige.
  • L’organisation : On ne part pas tous en même temps dans la pente (sauf pour la vidéo, ce qui est une erreur de sécurité). On y va un par un, en se surveillant.
  • L’observation : Regardez les autres, écoutez la montagne, et n’ayez jamais honte de renoncer si vous ne le « sentez » pas.

Le Verdict du LABO : Le Freeride est la plus belle façon de skier, mais c’est une école de patience. Équipez-vous, formez-vous, et entourez-vous de skieurs plus expérimentés ou de guides. La montagne sera toujours là demain, assurez-vous de l’être aussi.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *