UTMB 2026 : Ben Dhiman pulvérise le record historique en brisant le mur des 19 heures (18h16)

DIRECTCoup de tonnerre sur la place du Triangle de l’Amitié à Chamonix. L’Américain Ben Dhiman vient d’inscrire son nom au panthéon de l’ultra-endurance mondiale en bouclant l’édition 2026 de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc dans le temps stratosphérique de 18h16. Selon les informations de Thomas Pueyo pour Alpine Mag, le coureur américain a pulvérisé tous les standards en dynamitant le chrono de référence et en franchissant pour la toute première fois de l’histoire la barrière des 19 heures sur la grande boucle transfrontalière.

Propulsé ultra-favori d’une épreuve privée de têtes d’affiche majeures comme Kilian Jornet, Jim Walmsley ou Mathieu Blanchard, « Big Ben » a parfaitement assumé le statut écrasant posé sur ses épaules. La nuit alpine s’est pourtant transformée en véritable hécatombe pour nombre de cadors : Vincent Bouillard, tenant du titre 2024, tout comme la reine Courtney Dauwalter ont successivement dû abdiquer face à la dureté du parcours. Une hécatombe qui rappelle combien l’ultra-trail reste une odyssée mentale et physique vers l’inconnu où le moindre faux pas physiologique ne pardonne pas.

Faisant fi de la pression et des légères modifications de tracé, Dhiman a imprimé une régularité métronomique sur l’ensemble des 171 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé positif. Traversant la France, l’Italie et la Suisse avec une aisance déconcertante, l’athlète américain signe ce que beaucoup considèrent d’ores et déjà comme la plus impressionnante démonstration de force jamais vue sur les sentiers du massif du Mont-Blanc.

Le Regard de L’ALPIN

Passer sous les 18h30 autour du géant des Alpes appartenait encore au domaine de l’utopie il y a moins d’une décennie. Avec cette marque de 18h16, Ben Dhiman valide une mutation radicale du trail de très haute altitude : apport glucidique maximal en continu, biomécanique millimétrée en descente et disparition quasi-totale des temps morts aux ravitaillements. Au-delà des subtilités de parcours, la barrière psychologique des 19 heures a définitivement volé en éclats.

Face à de telles vitesses de progression sur plus de 170 kilomètres de sentiers techniques, l’ultra-endurance a-t-elle atteint son plafond physiologique ou le plancher mythique des 18 heures sera-t-il bientôt menacé ?

Consulter la source originale (Thomas Pueyo)