Incendie : un feu de forêt en zone de montagne continue de progresser dans la Drôme – La Croix

TITLE: L’avenir des stations face au climat : à quelle croissance la montagne est-elle appelée ?
EXTRAIT: Confrontées au réchauffement climatique et à l’érosion du modèle « tout-ski », les stations alpines cherchent un second souffle entre transition écologique et impératifs économiques.
KEYWORD: transition économique montagne
METADESC: Quel avenir pour nos stations de ski ? Analyse de la transition économique et écologique face au déclin de l’or blanc dans les Alpes françaises.
CONTENU: DIRECT L’or blanc vacille sur ses bases alors que se prépare le plan Montagne 2025, et c’est tout l’écosystème de nos vallées alpines qui doit aujourd’hui réinventer ses règles du jeu.

Selon les récentes analyses publiées par La Croix, l’industrie de la moyenne montagne fait face à un mur climatique et financier sans précédent. Entre la hausse globale des températures qui réduit la couverture neigeuse naturelle et les coûts énergétiques exorbitants liés à la production de neige de culture, les stations de Savoie et de Haute-Savoie s’interrogent sur la viabilité à long terme de leurs infrastructures de remontées mécaniques.

Cette dépendance historique au ski alpin pousse désormais les décideurs locaux à envisager de véritables ruptures de gouvernance. Il ne s’agit plus seulement d’adapter les pistes existantes, mais bien de s’inspirer des stations d’avenir qui réinventent l’après-ski pour diversifier les services et lisser le dénivelé économique annuel. Cette mutation historique du modèle économique exige des investissements massifs alors même que les aides publiques se resserrent. Pour mieux appréhender ces mutations profondes, vous pouvez consulter notre dossier sur la fin du tout-ski et le nouveau modèle économique qui bouscule la montagne.

Les experts du secteur s’accordent à dire que cette transition ne se fera pas au même rythme pour tous. Tandis que les grands domaines d’altitude tirent encore leur épingle du jeu en captant une clientèle internationale à fort pouvoir d’achat, les petites stations de moyenne altitude luttent quotidiennement pour leur survie. Au-delà du sport de glisse, c’est l’empreinte carbone globale du tourisme montagnard — dont 80 % provient encore du transport des visiteurs vers les stations — qui reste le défi majeur d’une industrie en quête de résilience.

Le Regard de L’ALPIN

La diversification touristique, dont l’histoire est liée à l’invention de l’après-ski, ne peut se résumer à des mesures cosmétiques ou à l’installation de luges sur rail. Elle impose une véritable refonte de l’urbanisme de montagne, une gestion drastique des ressources en eau pour l’enneigement technique et, surtout, une décarbonation des mobilités d’accès aux stations. Seuls les territoires qui planifieront dès aujourd’hui une transition sobre, concertée et affranchie du dogme de l’enneigement garanti parviendront à maintenir une économie montagnarde vivante à l’horizon 2040.

Dès lors, les stations de moyenne altitude doivent-elles définitivement abandonner le ski alpin pour assurer leur survie économique ?

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