exploit au Mont-Blanc : l’ancien refuge du Goûter entièrement démonté et sauvé !

DIRECTC’est un chantier d’altitude absolument hors norme qui vient de s’achever au cœur du massif du Mont-Blanc. Comme le détaille le journaliste Thomas Pueyo dans son récit pour Alpine Mag, la mythique silhouette parallélépipédique argentée de l’ancien refuge du Goûter a définitivement quitté son arête rocheuse. Laissé à l’abandon depuis l’inauguration de la nouvelle structure ovoïde en 2013, le bâtiment n’a pas été démoli : il a été méthodiquement démantelé pièce par pièce entre juin et juillet.

Érigé à près de 3 835 mètres d’altitude, sur le passage névralgique de la voie normale, ce bâtiment métallique a abrité des générations d’alpinistes avant de devenir obsolète. Pour mieux saisir l’ancrage territorial de cet abri d’exception, redécouvrez notre dossier sur l’histoire du Goûter et ses 150 ans à 3835m. Ce démontage minutieux, réalisé dans des conditions d’oxygénation et de météo extrêmes, constitue une véritable première mondiale pour une infrastructure alpage de cette envergure.

Plutôt que d’être abandonnés ou concassés sur place, les éléments de l’édifice sont descendus dans la vallée pour être réassemblés au cœur du parc thermal de Saint-Gervais-les-Bains. Ce transfert d’ingénierie permet non seulement de dépolluer un site d’altitude vulnérable face au réchauffement climatique, mais aussi de reconvertir ce patrimoine historique de la Haute-Savoie en un lieu d’exposition accessible à tous.

Le Regard de L’ALPIN

Au-delà de la prouesse logistique, ce chantier pose les jalons d’une nouvelle éthique de l’aménagement en haute montagne. À l’heure où la dégradation du permafrost fragilise les parois rocheuses et menace les infrastructures d’altitude, prouver que l’on sait déconstruire proprement un refuge à près de 4 000 mètres sans laisser de micro-déchets dans les séracs constitue une avancée environnementale capitale pour l’avenir des Alpes.

Pensez-vous qu’il faille désormais imposer le démontage systématique de toutes les friches métalliques et bétons désaffectés sur nos sommets ?

Consulter la source originale (Thomas Pueyo)